L'interculturalité au prisme des actions militaires
30 novembre 2018
Michaëlle Jean a co-présidé le 28 novembre 2018 à l’Ecole militaire de Paris, aux côtés du chef d’état-major de la l’armée de Terre française, le Général Jean-Pierre Bosser, représenté par le Général Jean-François Hogard, la deuxième édition du colloque sur « l’interculturalité au prisme des actions militaires ». Organisé par l’état-major spécialisé pour l’outre-mer et l’étranger (EMSOME), l’événement a été marqué par la participation, entre autres, de Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).
Partie de sa propre histoire et de son parcours, d’Haïti au Canada, la Secrétaire générale a décrit l’interculturalité comme un « humanisme », au-delà d’un concept car, dit-elle, « c’est riche de ces ADN croisés que je suis venue servir la Francophonie, où tout est interculturalité, si centrale pour cette Organisation universelle ». Elle a par ailleurs rappelé que c’est par le « puissant levier qu’est la langue française [que l’OIF] fédère une telle diversité de peuples aux multiples traits de civilisation, unis dans une volonté de coopération autour de valeurs inaliénables qu’il faut défendre ensemble comme un gage de paix. »
Se référant à la Conférence internationale sur le dialogue des cultures et des religions tenue à Rabat en septembre dernier, la Secrétaire générale a appelé à « aller encore plus loin dans la lutte contre les stéréotypes, les préjugés, les discours de haine », et à s’inscrire dans les principes de l’« Appel francophone d’Erevan pour le Vivre ensemble » adopté lors de la XVIIe Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement des pays ayant le français en partage, en écho à l’initiative « Libres Ensemble ».
Enfin, Mme Michaëlle Jean a rappelé que l’impératif d’interculturalité ne doit pas servir de prétexte au relativisme culturel et a invité à « penser aux droits, aux principes et aux valeurs qui découlent de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont nous fêtons le 70e anniversaire cette année. »



